À quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, près de 400 décideurs politiques, économiques, industriels, experts et représentants de la société civile se sont réunis aujourd’hui à l’occasion du Congrès France gaz 2026 consacré à « L’autre voie de la décarbonation ».
Dans un contexte marqué par les impératifs climatiques, les tensions sur les finances publiques et la fragilité de la compétitivité industrielle européenne, les débats ont mis en lumière la nécessité d’une transition énergétique conciliant efficacité climatique, maîtrise des coûts, souveraineté énergétique et développement économique au plus près des territoires.
Quel chemin pour décarboner la France ?
Les enseignements de l’édition 2026 des Perspectives gaz 2050, élaborée par France gaz, ses adhérents et avec l’appui du cabinet E-cube étaient au cœur des réflexions de cette journée.
Publiés le 8 septembre dernier, ces travaux montrent qu’une trajectoire reposant sur l’accélération de la production de molécules vertes permettrait de réduire de 330 à 460 milliards d’euros le coût global de la transition énergétique par rapport à la trajectoire actuelle de la SNBC3, dont près de 90 % iraient au bénéfice direct des consommateurs.
L’autre conclusion est la nécessité d’accélérer la production de gaz verts dans nos territoires, pour renforcer la souveraineté énergétique nationale et redynamiser le tissu économique local. En effet, au regard des projets aujourd’hui inscrits dans le registre, près de 40 TWh de capacités de production de gaz renouvelables sont recensés, ce qui représente près de 14 milliards d’euros d’investissements en mesure d’être réalisés dans les territoires pour décarboner la France d’ici 2030. La visibilité offerte par la trajectoire CPB post-2028 tant attendue permettra à elle seule de débloquer 1 milliard d’euros dès sa parution.
Enfin, les participants ont également partagé le constat que le maintien du système gazier et de ses infrastructures est indispensable à la résilience du système énergétique et à son optimum économique.
Publication Perspectives gaz 2050
Des débats qui interrogent les choix énergétiques de la France
Tout au long de la journée, élus, industriels, économistes, représentants des consommateurs et acteurs des infrastructures ont confronté leurs visions sur les conditions d’une transition énergétique conciliant ambition climatique, compétitivité économique et acceptabilité sociale. Les échanges ont souligné la nécessité d’appuyer les choix énergétiques sur une analyse objective des coûts, des bénéfices et des impacts pour les consommateurs.
Un partenariat renforcé avec les collectivités territoriales

Signature de la convention lors du Congrès de France gaz
Jean-Luc Dupont, Président de la FNCCR, et Frédéric Martin, Président de France gaz
Le Congrès a également été l’occasion pour France gaz et la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies) d’officialiser, par la signature d’une convention entre Jean-Luc Dupont, président de la FNCCR, et Frédéric Martin, président de France gaz, un partenariat visant à renforcer leur coopération au service de la transition énergétique des territoires.
Les deux organisations s’engagent à accompagner le développement des gaz renouvelables et bas carbone, à échanger sur les évolutions réglementaires du secteur et à s’appuyer sur le réseau de collectivités, régies et syndicats membres de la FNCCR pour mieux anticiper les besoins des territoires.
Un appel à nourrir le débat présidentiel
La diffusion d’un film inédit, l’un des temps forts de la journée, a permis d’interpeller les futurs candidats à l’élection présidentielle sur les choix énergétiques qui engageront la France pour plusieurs décennies.
À travers cette initiative, la filière gazière appelle à un débat fondé sur les faits, l’analyse des coûts, l’efficacité climatique, la sécurité d’approvisionnement, la complémentarité des énergies et les réalités territoriales, comme souligné par Frédéric Martin dans son discours d’ouverture.
Une nouvelle présidence pour France gaz

Passation de présidence entre Frédéric Martin, au terme de son mandat, et Véronique Bel, élue présidente de France gaz
Le Congrès a également marqué une étape importante pour la gouvernance de France gaz avec l’annonce de l’élection de Véronique Bel, qui prendra ses fonctions de présidente de l’association le 1er octobre 2026. Cette nouvelle présidence s’inscrira dans la continuité des travaux menés en faveur du développement des gaz renouvelables et bas carbone au service de la décarbonation de la France.
Ingénieure diplômée de l’École des Mines de Nancy, Véronique Bel a débuté sa carrière chez Gaz de France en 1995. Elle a occupé plusieurs fonctions de direction au sein de GRDF, notamment à la tête du déploiement national du gaz naturel véhicule (GNV) puis comme directrice territoriale Île-de-France, avant de prendre la direction des régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire. À cette occasion, France gaz a réaffirmé son ambition de contribuer activement aux débats énergétiques qui accompagneront les échéances nationales de 2027.
Déclaration de Frédéric Martin, président sortant de France gaz
« Si je devais retenir une conviction de ces années à la présidence de France gaz, c’est qu’il n’y aura pas de transition durable sans maîtrise des coûts, pas de souveraineté sans production nationale, et pas de réussite climatique sans adhésion des territoires et des citoyens. La France dispose des atouts pour réussir. Encore faut-il accepter d’évaluer toutes les solutions avec la même exigence et de faire des choix fondés sur les faits. »
Déclaration de Véronique Bel, présidente de France gaz
« Je suis convaincue que la transition énergétique se construira par l’alliance : alliance des énergies, des territoires et des acteurs économiques. À l’heure où la France s’apprête à débattre de son avenir énergétique, France gaz continuera à éclairer les choix collectifs avec des solutions concrètes, efficaces pour le climat et soutenables pour tous. »